Le conteur de vins, cet allumeur…

Il y a des gens qui goûtent les vins, d’autres qui les font et d’autres encore qui les racontent. Parfois certains font les trois…

Mais un raconteur de vin, c’est tout un monde à portée du verre.
Un être capable de faire un roman d’un terroir à une bouteille, c’est bien un truc à faire des histoires…steve-mcqueen-wine

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Bourgueil soit qui mal y pense…

A l’heure où les agapes partent en dithyrambique, et où le verre s’égare parfois, il y a des envies comme des évidences.
De l’épuré, qui part droit dans le verre et file franc sur les papilles…Johnny Cash In Memphis

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Ma liste de Noweeel

Ayant moi aussi à cœur de m’asseoir sur les genoux d’un vieux bonhomme libidineux revêtu d’un ridicule bonnet rouge, j’ai cédé à la tradition et rédigé ma sacro-sainte lettre au Père Noël. Un type exploitant allègrement des nains au fin fond de la toundra ne pouvant pas être totalement mauvais.
bad-santa

 

  1. Des Finos de Puerto Santa Maria.
    Sentir encore les herbes sèches, l’amande et la salinité en bouche.
    Se pâmer puis finir un somptueux Jamon Iberico.
  2. Des sublimes verres Riedel.
    Jouer les snobs, poser des circonflexes sur mes a et verser mes vins dans leurs écrins.
    Se pâmer devant le nez du verre puis finir la divine quille.
  3. Un verre d’Un Faune avec son Fifre sous les Oliviers Sauvages de Bizeul les pieds ancrés dans cette terre du Roussillon, sauvage et exigeante à la fois. Sentir le fruit rouge et la structure du Cabernet Franc, apprécier sa tension qui vient tracer le vin, en dessiner les contours. Un baiser violent. Précis.
    Se pâmer et se taire.
  4. La sculpture tire-bouchon de Rob Higgs.
    Un objet inutile, dispendieux à une époque où tout se doit d’être utile est un rappel de la nécessité du futile.corkscrew 2
    Se pâmer, puis le refiler à quelqu’un qui aura la place de mettre ça au milieu du salon.
  5. Une table en bois grande et longue.
    De celle sur lesquelles on s’engueule, on rit jusqu’à des heures indues où le raisonnable n’a pu sa place.
    Se pâmer et rêver.
  6. Une bouteille de Brane Cantenac.
    sentir l’arôme des mûres fraîchement cueillies sur les ronces une soirée d’été.
    Se pâmer et boire.
  7. Que le monde entier et plus particulièrement mes voisins arrêtent de pendre des Père Noël suicidaires à leurs fenêtres. Cette plongée dans un univers digne du fils spirituel dépressif de Wenders et Lynch m’angoisse chaque année.

 

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De quilles en quilles: l’hebdo des bouteilles de la semaine #2

En image et en verre, au top de la semaine.
J’ai le tire-bouchon toqué sur le Languedoc et le Roussillon ces derniers jours.

felines jourdanUne très belle surprise. Une appellation souvent trop méconnue pour un très joli blanc sur la fraîcheur. Des notes de fruits jaunes croquants et juteux qui éclate sur une trame acide qui vient titiller les papilles. Un instant de silence à la mémoire des huîtres à l’arrière de la photo qui l’ont merveilleusement accompagnée. Pour moins de 8€, on se rue sur le tire-bouchon.mas crematUn blanc encore des Côtes Catalanes, Grenache blanc et Macabeu, ce cépage caractéristique du coin pour un blanc d’apéro qui sent le rire, le jambon cru et les amis autour. Ça se bouscule en bouche entre les agrumes et la pêche jaune bien mure et ça ouvre l’appétit à moins de 7 € chez le caviste.
mas champartC’est toujours aussi bon. Une appellation avec des sols de schistes qui donne des blancs précis, sur la minéralité. Des touches de verveine, de citron et de petites mirabelles juteuses, en finale une légère amertume qui réveille les papilles avec un petit gout de reviens-y… Aux alentours de 12€ à la propriété.
Archimbaud l'enfant terribleAttention, bombe en approche! Une merveille de fruits noirs, de cacao et de réglisse.
Ça se fait velours sur la bouche, glisse sur la langue et prend tout l’espace…
Cette quille là, elle est terrible.  (13 € chez mon caviste)
la coule douce perdrixEncore un vin des Côtes de Catalanes, un vin sur la simplicité, avec du fruit, les tanins sont un peu accrocheurs mais la matière est belle. La cerise noire domine, avec de jolies notes de poivre. Ça croque en bouche avec une jolie longueur, et franchement c’en est esbrouffiant à moins de 6€.

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Bivouac à Pessac

A quelques encablures de Bordeaux, juste en périphérie de la ville, sur sa rive gauche, Pessac Leognan.
Sur cette histoire de rive droite/ rive gauche, je rappelle: Garonne, nage, milieu, alliance. Pour le détail et les virgules, voir ici.

pessac leognan

De G à D, Château Malartique-Lagravière, Château Rouillac, Château Fieuzal et Château Couhins

On pourrait croire qu’ un vignoble originellement implanté autour d’une ville fondée par les Bituriges Vivisques, ne semblait pas très sérieux… Quand on y apprend en plus, que le cépage local de l’époque était le Biturica, on se demande s’ils ne le font pas exprès*.

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Vin Nouveau ou Nouveau Vin?

A l’heure où les français se réveillent en bleu, des ballons plein les yeux, les vignerons préparent les leurs  avant  la vague rouge des primeurs qui s’apprête à submerger les troquets de Paris aux jacuzzis tokyoïtes.

Si les Beau(en)joleurs tirèrent les premiers, nombre de régions dégainent aujourd’hui du Languedoc, aux Côtes du Rhône, en passant par le sud-ouest.vin nouveau

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Graves moi…

A boire des verres sur des malentendus, on finit par tomber sur le fruit défendu…
Longtemps Bordeaux m’a fait peur, des appellations multiples, des terroirs en pagaille, la peur d’y perdre mon verre. Je garde en mémoire un joli terroir, des arômes en bouche sur lesquels résonne un vieux Marc Lavoine.
porte crabitey

C’est là, dans la rive gauche de la Garonne que j’ai appris à apprivoiser mes doutes et aller vers ces vins. Une terre qui  se dessine sur des terrasses en croupe, qui s’étale en pente douce de graviers et galets mêlant des sables, des argiles et je devine là des des histoires défendues où le fruit explose au verre et laisse en bouche des tanins serrés, fins.

Un peu larguée, un peu seule sur la terre, le verre tendu, les doutes en arrière, j’ai avancé vers ces vins. J’y ai rencontré le Château Floridène avec un blanc fait d’or vert aux arômes d’agrumes, au bel équilibre qui laisse en finale une touche minérale, un peu caillouteuse, tendue. Le Château Cossu également où la bouche se met en joie sous des notes de fruits exotiques qui titillent les papilles et se prolonge comme un rire. Le Château Respide aussi qui dévoile des agrumes où de jolis amers appétant laisse place à des notes délicatement fumées.chateau cossu

En rouge, ce fut encore Floridène qui montre une grande précision. Le Cabernet Sauvignon y est maîtrisé, le Merlot apporte son fruit pour un vin aux tanins serrés, fins fait de fruits noirs où se détache de petites notes mentholées, fumées.  Le Château Cerons porte en lui de jolies notes de fruits rouges, une pointe de vanille, la bouche est joyeuse et prometteuse.
chateau cerons
Ce fut enfin, la découverte du Château Crabitey. Arnaud de Butler élabore des vins élégants, forts. Le verre est entier, plein de fruits noirs juteux où se révèle en arrière plan des notes de poivre vert, un bois maitrisé qui met le vin en avant sans le masquer.
Le corps s’achève sur une bouche soyeuse où l’on devine du cuir à venir au passage des années. A peine achevé, la main se tend, le verre s’agite pour en boire une fois, encore.

 

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De quilles en quilles: l’hebdo des bouteilles de la semaine

Une nouvelle revue lancée dès cette semaine sur le blog, la revue des quilles notables dégustées, découvertes et/ou sifflées dans la semaine…
En image et en verre…

Domaine Giachino Monfarina

Domaine Giachino Monfarina

Une jolie incursion dans les alpages avec ce vin bio issu d’un cépage méconnu, le Jacquère.
Beaucoup de fruit sur cette cuvée, de l’exotique, des fruits blancs. Une bouche gourmande, festive. Un vin d’apéro et de bonheur à moins de 10 € chez caviste.

Saint Nicolas, cuvée Les Clous

Saint Nicolas, cuvée Les Clous

Un blanc de vendée issu de Chenin, le cépage emblématique de la Loire, de Chardonnay et d’un point de Groslot gris, vieux cépage traditionnel de la région pour un vin à l’acidité pointue qui réveille les papilles, précis. Des notes d’agrumes mais également un peu saline, iodé. Un vin qui accompagne à merveille les fruits de mer avec beau-papa, mais surtout les fruits de mer (12€ chez caviste).

Hautes Terres de Camberousse, cuvée Sauvagine

Hautes Terres de Camberousse, cuvée Sauvagine

THE révélation de la semaine. Un vin magique à moins de 8€.
Assemblage de grenache blanc et de rolle (ou vermentino suivant les régions. Le vigneron aime à être joueur)
Des notes de fenouil sauvage, de fruits blancs, d’agrumes et une finale légèrement fumée. C’est délicieusement et affreusement bon.
Un seul bémol:le verre se vide tout seul…

Mas de la Barben - L'Improviste

Mas de la Barben – L’Improviste

Un très joli domaine pour finir avec des rapports plaisir:prix hors compétition. Près de Nîme, le domaine de la Barben propose ce chouette rouge à ouvrir entre amis pour moins de 5 €. Du fruit, un vin consistant sans être lourd, gouleyant qui fleure bon les rires et les verres qui tintent. Grenache en majorité, Syrah et Cinsault. C’est bon.

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Le vin rend-il con?

Pour le plus grand bonheur des amateurs, la science a prouvé que boire du vin en quantité raisonnable permettait de lutter contre la maladie d’Alzheimer, protéger des maladies cardiaques et aurait même des propriétés anticancéreuses.
Mais le vin rendrait-il con?

horreur vin

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Sors de tes clics et cours à Bergerac

Je ne suis pas sympathique.
Je profite de cet espace pour démentir énergiquement cette légende urbaine.
Je ne suis donc absolument pas sympathique. Quant à gentille, je n’ose évoquer le sujet…
La gentillesse est devenue, d’ailleurs, une valeur totalement surannée…
Imaginez un instant un monde où les gens seraient gentils.
Les chauffeurs de taxi deviseraient avec leurs clients sur la beauté du temps, tandis que les bouchons s’accumuleraient. Bouchons sans commune mesure car votre voisin ne klaxonnerait plus comme un damné dès le passage du feu au vert.
Comment, dès lors, reconnaître un lieu à la mode si les serveurs (pardon les managers clients) n’arboraient plus cette moue boudeuse à la lippe tombante si particulière aux lieux où il faut être (mais où personne ne veut rester) ?
Et comment reconnaître un joli vin dans un monde auréolé de rose où tout à chacun, obnubilé par un politiquement correct du plus mauvais gout, s’acharnerait à ne dire que du bien de tout ?
Les sommeliers n’essaieraient plus de refiler le dernier gros rouge d’un mauvais négociant dont l’horreur ne se mesure qu’à l’aune du coefficient astronomique réalisé, quand le caviste s’extasierait sur l’âpreté « intéressante » de la plus infâme piquette.
Bref, un monde qui ne vaudrait pas son tire-bouchon…
Sans compter que le sourire ne va pas à tout le monde.
Bref, je ne suis pas sympathique.
Je ne me perds pas en circonvolution syntaxique quand je n’aime pas.
N’essayez pas de me refiler un saucisson en douce histoire de faire passer un mauvais breuvage, je deviendrais pire (si, c’est possible!).Mes papilles devenant exigeantes, j’aime à m’aventurer sur des verres inconnus et partir en quête de quilles heureuses. C’est sur des bien-entendus que j’ai fini par poser mon tire-bouchon à Bergerac.

Une terre qui abrite tant de rugbymen ne pouvait qu’être de joyeux augures…

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