De quilles en quilles: l’hebdo des bouteilles de la semaine #2

En image et en verre, au top de la semaine.
J’ai le tire-bouchon toqué sur le Languedoc et le Roussillon ces derniers jours.

felines jourdanUne très belle surprise. Une appellation souvent trop méconnue pour un très joli blanc sur la fraîcheur. Des notes de fruits jaunes croquants et juteux qui éclate sur une trame acide qui vient titiller les papilles. Un instant de silence à la mémoire des huîtres à l’arrière de la photo qui l’ont merveilleusement accompagnée. Pour moins de 8€, on se rue sur le tire-bouchon.mas crematUn blanc encore des Côtes Catalanes, Grenache blanc et Macabeu, ce cépage caractéristique du coin pour un blanc d’apéro qui sent le rire, le jambon cru et les amis autour. Ça se bouscule en bouche entre les agrumes et la pêche jaune bien mure et ça ouvre l’appétit à moins de 7 € chez le caviste.
mas champartC’est toujours aussi bon. Une appellation avec des sols de schistes qui donne des blancs précis, sur la minéralité. Des touches de verveine, de citron et de petites mirabelles juteuses, en finale une légère amertume qui réveille les papilles avec un petit gout de reviens-y… Aux alentours de 12€ à la propriété.
Archimbaud l'enfant terribleAttention, bombe en approche! Une merveille de fruits noirs, de cacao et de réglisse.
Ça se fait velours sur la bouche, glisse sur la langue et prend tout l’espace…
Cette quille là, elle est terrible.  (13 € chez mon caviste)
la coule douce perdrixEncore un vin des Côtes de Catalanes, un vin sur la simplicité, avec du fruit, les tanins sont un peu accrocheurs mais la matière est belle. La cerise noire domine, avec de jolies notes de poivre. Ça croque en bouche avec une jolie longueur, et franchement c’en est esbrouffiant à moins de 6€.

Publié dans dégustation | Un commentaire

Bivouac à Pessac

A quelques encablures de Bordeaux, juste en périphérie de la ville, sur sa rive gauche, Pessac Leognan.
Sur cette histoire de rive droite/ rive gauche, je rappelle: Garonne, nage, milieu, alliance. Pour le détail et les virgules, voir ici.

pessac leognan

De G à D, Château Malartique-Lagravière, Château Rouillac, Château Fieuzal et Château Couhins

On pourrait croire qu’ un vignoble originellement implanté autour d’une ville fondée par les Bituriges Vivisques, ne semblait pas très sérieux… Quand on y apprend en plus, que le cépage local de l’époque était le Biturica, on se demande s’ils ne le font pas exprès*.

Continuer la lecture

Publié dans Non classé | 2 commentaires

Vin Nouveau ou Nouveau Vin?

A l’heure où les français se réveillent en bleu, des ballons plein les yeux, les vignerons préparent les leurs  avant  la vague rouge des primeurs qui s’apprête à submerger les troquets de Paris aux jacuzzis tokyoïtes.

Si les Beau(en)joleurs tirèrent les premiers, nombre de régions dégainent aujourd’hui du Languedoc, aux Côtes du Rhône, en passant par le sud-ouest.vin nouveau

Continuer la lecture

Publié dans les Humeurs de Louise, Non classé | Laisser un commentaire

Graves moi…

A boire des verres sur des malentendus, on finit par tomber sur le fruit défendu…
Longtemps Bordeaux m’a fait peur, des appellations multiples, des terroirs en pagaille, la peur d’y perdre mon verre. Je garde en mémoire un joli terroir, des arômes en bouche sur lesquels résonne un vieux Marc Lavoine.
porte crabitey

C’est là, dans la rive gauche de la Garonne que j’ai appris à apprivoiser mes doutes et aller vers ces vins. Une terre qui  se dessine sur des terrasses en croupe, qui s’étale en pente douce de graviers et galets mêlant des sables, des argiles et je devine là des des histoires défendues où le fruit explose au verre et laisse en bouche des tanins serrés, fins.

Un peu larguée, un peu seule sur la terre, le verre tendu, les doutes en arrière, j’ai avancé vers ces vins. J’y ai rencontré le Château Floridène avec un blanc fait d’or vert aux arômes d’agrumes, au bel équilibre qui laisse en finale une touche minérale, un peu caillouteuse, tendue. Le Château Cossu également où la bouche se met en joie sous des notes de fruits exotiques qui titillent les papilles et se prolonge comme un rire. Le Château Respide aussi qui dévoile des agrumes où de jolis amers appétant laisse place à des notes délicatement fumées.chateau cossu

En rouge, ce fut encore Floridène qui montre une grande précision. Le Cabernet Sauvignon y est maîtrisé, le Merlot apporte son fruit pour un vin aux tanins serrés, fins fait de fruits noirs où se détache de petites notes mentholées, fumées.  Le Château Cerons porte en lui de jolies notes de fruits rouges, une pointe de vanille, la bouche est joyeuse et prometteuse.
chateau cerons
Ce fut enfin, la découverte du Château Crabitey. Arnaud de Butler élabore des vins élégants, forts. Le verre est entier, plein de fruits noirs juteux où se révèle en arrière plan des notes de poivre vert, un bois maitrisé qui met le vin en avant sans le masquer.
Le corps s’achève sur une bouche soyeuse où l’on devine du cuir à venir au passage des années. A peine achevé, la main se tend, le verre s’agite pour en boire une fois, encore.

 

Publié dans Non classé | Un commentaire

De quilles en quilles: l’hebdo des bouteilles de la semaine

Une nouvelle revue lancée dès cette semaine sur le blog, la revue des quilles notables dégustées, découvertes et/ou sifflées dans la semaine…
En image et en verre…

Domaine Giachino Monfarina

Domaine Giachino Monfarina

Une jolie incursion dans les alpages avec ce vin bio issu d’un cépage méconnu, le Jacquère.
Beaucoup de fruit sur cette cuvée, de l’exotique, des fruits blancs. Une bouche gourmande, festive. Un vin d’apéro et de bonheur à moins de 10 € chez caviste.

Saint Nicolas, cuvée Les Clous

Saint Nicolas, cuvée Les Clous

Un blanc de vendée issu de Chenin, le cépage emblématique de la Loire, de Chardonnay et d’un point de Groslot gris, vieux cépage traditionnel de la région pour un vin à l’acidité pointue qui réveille les papilles, précis. Des notes d’agrumes mais également un peu saline, iodé. Un vin qui accompagne à merveille les fruits de mer avec beau-papa, mais surtout les fruits de mer (12€ chez caviste).

Hautes Terres de Camberousse, cuvée Sauvagine

Hautes Terres de Camberousse, cuvée Sauvagine

THE révélation de la semaine. Un vin magique à moins de 8€.
Assemblage de grenache blanc et de rolle (ou vermentino suivant les régions. Le vigneron aime à être joueur)
Des notes de fenouil sauvage, de fruits blancs, d’agrumes et une finale légèrement fumée. C’est délicieusement et affreusement bon.
Un seul bémol:le verre se vide tout seul…

Mas de la Barben - L'Improviste

Mas de la Barben – L’Improviste

Un très joli domaine pour finir avec des rapports plaisir:prix hors compétition. Près de Nîme, le domaine de la Barben propose ce chouette rouge à ouvrir entre amis pour moins de 5 €. Du fruit, un vin consistant sans être lourd, gouleyant qui fleure bon les rires et les verres qui tintent. Grenache en majorité, Syrah et Cinsault. C’est bon.

Publié dans dégustation | Un commentaire

Le vin rend-il con?

Pour le plus grand bonheur des amateurs, la science a prouvé que boire du vin en quantité raisonnable permettait de lutter contre la maladie d’Alzheimer, protéger des maladies cardiaques et aurait même des propriétés anticancéreuses.
Mais le vin rendrait-il con?

horreur vin

Continuer la lecture

Publié dans Non classé | 4 commentaires

Sors de tes clics et cours à Bergerac

Je ne suis pas sympathique.
Je profite de cet espace pour démentir énergiquement cette légende urbaine.
Je ne suis donc absolument pas sympathique. Quant à gentille, je n’ose évoquer le sujet…
La gentillesse est devenue, d’ailleurs, une valeur totalement surannée…
Imaginez un instant un monde où les gens seraient gentils.
Les chauffeurs de taxi deviseraient avec leurs clients sur la beauté du temps, tandis que les bouchons s’accumuleraient. Bouchons sans commune mesure car votre voisin ne klaxonnerait plus comme un damné dès le passage du feu au vert.
Comment, dès lors, reconnaître un lieu à la mode si les serveurs (pardon les managers clients) n’arboraient plus cette moue boudeuse à la lippe tombante si particulière aux lieux où il faut être (mais où personne ne veut rester) ?
Et comment reconnaître un joli vin dans un monde auréolé de rose où tout à chacun, obnubilé par un politiquement correct du plus mauvais gout, s’acharnerait à ne dire que du bien de tout ?
Les sommeliers n’essaieraient plus de refiler le dernier gros rouge d’un mauvais négociant dont l’horreur ne se mesure qu’à l’aune du coefficient astronomique réalisé, quand le caviste s’extasierait sur l’âpreté « intéressante » de la plus infâme piquette.
Bref, un monde qui ne vaudrait pas son tire-bouchon…
Sans compter que le sourire ne va pas à tout le monde.
Bref, je ne suis pas sympathique.
Je ne me perds pas en circonvolution syntaxique quand je n’aime pas.
N’essayez pas de me refiler un saucisson en douce histoire de faire passer un mauvais breuvage, je deviendrais pire (si, c’est possible!).Mes papilles devenant exigeantes, j’aime à m’aventurer sur des verres inconnus et partir en quête de quilles heureuses. C’est sur des bien-entendus que j’ai fini par poser mon tire-bouchon à Bergerac.

Une terre qui abrite tant de rugbymen ne pouvait qu’être de joyeux augures…

bergerac Continuer la lecture

Publié dans Non classé | 6 commentaires

Qu’est-ce que le vin?

A l’heure où l’on crie aux loups, où les chiens se déchaînent, j’avais envie de poser ces quelques mots et revenir à l’interrogation première :

Qu’est-ce que le vin ?

D’aucuns vous parleront de boisson, d’autres d’alcool mais sauront-ils y voir les nuits d’angoisse à redouter la grêle, les maladies, les jours trop pleins de pluie, ceux trop lourds de chaleur et de sécheresse ?
Sentiront-ils le froid qui ronge les mains durant les hivers à la taille, le bonheur des grappes lourdes juste avant la vendange, le silence et la patience des mois d’élevage ?

Se rappelleront-ils des rires autour des verres, de l’émotion qui étreint quand ils tintent avec ceux que l’on aime.
Des bouteilles que l’on garde patiemment pour une occasion, L’occasion ?
De ces breuvages trop gardés et trop attendus que l’on finit par boire en repensant aux absents ?picnic-party-2

Un vin n’est pas un lien social, assemblage de mots à la mode mit bout à bout pour ne plus former que le vase creux de prétentions sociologisantes.
Un vin n’est pas un produit source de richesse et d’exportation, un simple élément d’une économie qui se perd elle-même entre investisseurs et penseurs.

Non, le vin n’est qu’un assemblage de ces moments pour ceux qui les font, pour ceux qui les boivent.
C’est peu et tant à la fois.

Publié dans Non classé | 2 commentaires

Face à la Foire Aux Vins: l’homme, cet animal en danger.

Les Foire aux Vins sont des lieux dangereux.
Il était temps de briser l’omerta,  lever le voile sur cette pratique des grandes enseignes qui encourage un peu plus la paronoïa de l’homme de la pampa.
Partout des hommes seuls déambulent sans permis entre les rangées.
fav systeme U Continuer la lecture

Publié dans Non classé | 4 commentaires

Vendanges de jolies quilles chez Monoprix

Je refuse d’entrer dans le débat caviste vs grande distribution.
J’ai choisi mon camp.
Celui du vin.
Indéfectiblement, indéfiniment.
Celui de la jolie quille qu’on déniche ou qu’on vous fait découvrir.
S’il reste évident qu’un caviste sera toujours à priori de meilleur conseil, et je leur dois une partie de mes premiers émois bachiques, il existe des salariés de grande distribution passionnés par le vin et qui aiment découvrir des jolies bouteilles pour leurs magasins.
Encore une fois, rien de blanc, ni de noir, on navigue dans le gris.
Cependant, rien ne remplacera jamais la divine parole du vigneron. Des gens au cœur tendre qui n’aiment rien de moins qu’un petit mot de votre part pour vous ouvrir les portes de leur domaine. Embarquez l’Homme, les nains et partez au milieu des vignes, boire les paroles du faiseur de bonheur.

En attendant, chez Monop’, la foire aux vins est placée cette année sous le signe des cépages insolites.
Alors Perrette, sans vouloir te commander, mais tu ferais bien de lâcher ton pot au lait fissa et de courir à ta supérette pour une provision de jolies quilles du 11 au 24 septembre.

On y trouve un sublime Auxerrois 2008 (10,50€) de chez le bien connu Pierre Frick, très beau domaine alsacien en biodynamie. Un blanc à la robe paille avec en bouche une merveille de fraises très mures, de rhubarbe pour une très longue finale de miel. Un très beau moment de gourmandise.pierre frick alsace vin Continuer la lecture

Publié dans dégustation | Laisser un commentaire