GIGONDAS: OH, MY CRU!!!

Long traveling sur les dentelles de Montmirail, les cigales qui se déchainent en fond sonore, vous êtes à Gigondas.
Afin que vous ne hantiez plus les rayonnages de votre caviste comme une candidate de télé-réalité au Salon du Livre, quelques clés:
Tout d’abord, Gigondas est un cru. Dans la hiérarchie des appellations, c’est un peu l’archiduchesse. En effet, on démarre par le Côtes du Rhône classique et générique, au-dessus se classe les Villages, viennent ensuite les Villages appellation communales (avec un nom de lieu accolé) puis le Cru.
On ne devient pas Cru par hasard. Il s’agit là de la récompense d’un terroir exceptionnel et délimité où se sont succédées les ères géologiques secondaire, tertiaire et quaternaire puis d’un travail d’exigence sur la vinification.
Le Gigondas est un vin d’assemblage. On distingue les vins d’assemblages qui sont composés de différents cépages, des mono cépages issus donc pour leur part d’un seul. L’assemblage reste un travail long et délicat, disons simplement que certains vignerons vinifieront chacun séparément, puis doseront les mélanges l’hiver venu afin de créer le vin qu’ils souhaitent (ou plutôt que Mère Nature leur aura laissé avoir) tandis que d’autres mélangent les différents raisins dès la cuve.
Les cépages de l’appellation sont le Grenache (et non la Ganache gourmandes!), la Syrah et le Mourvèdre.
Histoire de ne pas faire de gaffe et peut-être de claquer le clapet de Boss Terrible au prochain déjeuner, le Gigondas n’existe qu’en rouge et rosé!

Si votre voiture vous mène sur cette terre d’exception, l’occasion de sortir les enfants des bouchons et l’Homme des retransmissions olympiques, faites un tour sur les vignobles du Domaine Pierre Amadieu. Remarquablement implanté sur l’appellation, ses vignes s’étendent sur différent territoires de la Grande Romane autour de 400 m d’altitude à Romane Machotte plus basse jusqu’au sublimissime Pas de L’Aigle. Un joli nom où patience et rigueur se mêlent pour de très beaux vins.

A ramener dans ses valises: le Romane Machotte 2010 aux notes de fruits noirs compotés , de garrigue. Un vin gourmand issu d’une majorité de Grenache. La Grande Romane s’avère plus « sexy », aux arômes de fruits noirs, de poivre blanc et d’épices douces. La bouche se fait velours avec des tanins très soyeux.
Quant au Pas de l’Aigle, j’ai pris ma carte de fan. Une parcelle en altitude, coincée entre les rochers qui lui donne fraicheur et concentration.Un élevage de 36 mois dont 12 en bouteilles sagement alignées dans des caves à l’hygrométrie parfaite. Des notes de figues confiturés, de poivre blanc, une belle structure, de la fraicheur, de la longueur. Bref du bonheur…

Cette année, les jeunes vignerons de Gigondas avaient crées pour la première année une sympathique manifestation: Gigondas A Table! 4 chefs renommés de la région, un grand fromager et un pâtissier, tous attachés à ce vin avaient unis leurs talents pour offrir une déclinaison gourmande d’accords mets & vins. Il y avait là, le beau Serge Ghoukassian et ses truffes, le toujours joyeux Eric Sapet avec des légumes magnifiés, le souriant Michel Meissonnier et son fabuleux Minestrone de coquillages et homard (z’aviez qu’à venir!).  Pensez donc à réserver votre place dès l’année prochaine.

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