A mon verre défendant

C’est encore arrivé hier.
La peur, l’angoisse ont envahi les médias.
Un mot a envahi ma tête, un seul: encore.
Encore plus de vie, plus de rire.
Encore pour vaincre la peur, les plus jamais, la méfiance et la rage.
Encore pour donner du sens.

Vivre encore.
Boire encore.
Encore…

A la cave comme une évidence, un flacon de Cairanne de Marcel Richaud.
Simple, profond, dense.
La voix de Jasmine Thomson a empli l’espace pour un instant posé dans le tumulte et le chaos; le toucher délicat du piano, et sa voix cristalline qui brise la colère.
Un moment dont la clarté illumine et balaye la noirceur et l’obscurantisme.

Humer les fruits et l’odeur de la terre après la pluie, sentir en bouche l’explosion de la cerise, la trace du poivre, regarder un sourire au dessus du verre, regarder à s’en faire mal aux yeux, regarder encore et encore. Garder l’image de cette minute précise comme un trésor et la préserver là, juste au creux des pensées pour y revenir dans ces moment où la fatigue, la frustration, la rage menace d’envahir.

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