Champagne, un cru nommé désir

En cette saison où les arbres rougissent au fond des galeries commerciales tandis que résonnent les chants de Noel, il est de tradition de parler de Champagne.
C’est un drame car il n’est d’aucune (saison).
C’est un vin, un grand vin.
Parfois subtil, parfois puissant, il est d’expressions multiples avec pour dénominateur commun, le plaisir.
Je raffole du Champagne.
Il s’immisce dans ma tête, dans mes coupes, ses bulles m’obsèdent, dates de dégorgement, blanc de blanc, blanc de noir, rosé, il m’affole.
Bref, il me fait tourner la tête .marilyn-monroe

Ce fut une histoire d’amour complexe pourtant.
Je l’ai longtemps dédaigné, classé dans ces passages obligés où ma nature se rebelle et refuse d’aller. Sous ses dehors convenus, brillants, pris pour ce qu’il n’était pas.
Je n’en ai pas vu la profondeur, la richesse, l’intensité.
Le considérant à peine mieux que tant de mousseux tièdes que l’on subit dans les pince-fesses pour quelques notables de province.

Puis ce fut la vraie rencontre.
J’étais perdue, un peu lasse dans ces lieux où le monde supplante l’intérêt.
Au détour d’un verre, le flash.
C’est tout d’abord sa fraîcheur qui m’a pris par surprise, la rigueur de sa colonne acide qui traverse la bouche en ligne droite, un choc qui réveille l’envie tapie au creux des papilles.
Puis la profondeur, la structure; dense, intense. Les bulles fines, les notes d’agrumes, d’amandes mais également les touches discrètes de bois secs qui éclatent en bouche et surtout cette note saline à la fois puissante et légère qui reste sur les lèvres.
C’était mon premier.
C’était un Jacquesson millésime 2000.

Depuis, d’autres sont venus, les bulles offertes, le verre tendu pour mettre mon palais à nu. Quelques coupes émergent en mémoire
Il y eut la cuvée Louis des Tarlant, avec des notes de miel, de fruits mûrs et de noisettes grillés. Un Champagne vineux, puissant qui s’empare de la bouche, conquiert et laisse vaincue, repue avec au fond ce sentiment de plénitude.
Il y eut également Francis Boulard et son Grand Cru Mailly précis, épuré. Un vin très minéral avec des notes légères de fleurs blanches qui papillonnent délicatement au nez.
Le rosé de chez Drappier à la grande vinosité, puissant, où les notes de fruits rouges se mêlent à l’intensité du poivre blanc.
Les Blancs de blancs de chez Gonet, délicats, avec leurs notes d’agrumes et cette touche beurrée qui charme la bouche.

Et puis, il y a ceux qui restent à boire.
Des rendez-vous attendus au creux du verre, tapis dans les recoins de quelques caves.
Attendre le moment, ou peut-être se faire prendre par surprise par lui…
A ceux là, à ces moments à venir, à ces verres que je rencontrerai, j’aimerais que Selosse en fasse partie.

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2 réponses à Champagne, un cru nommé désir

  1. GREG dit :

    Le champagne est synonyme de plaisir et de partage entre amoureux, amis, famille… j’adore la cuvée D de Devaux, de quoi satisfaire les papilles les plus sensibles et gourmandes!

  2. GREG dit :

    pour ceux qui voudraient savoir comment choisir un champagne, j’ai fait une petite vidéo
    http://blog-du-vin.fr/5-secrets-de-sommelier-pour-choisir-son-champagne/

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