Je n’ai pas eu de ballon (de) rouge

red-balloon-2La Vigne nous apprenait hier que la dernière campagne de l’Interprofession des Vins du Rhône vient de faire l’objet d’un référé posé par l’ANPAA en vue d’obtenir le retrait immédiat des affiches de sa dernière campagne.
Je vous laisse juge de l’incitation à la consommation d’alcool…
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Au delà du coup de gueule justement poussé par Vincent Pousson, cet énième épisode de la Guerre des Verres entre l’ANPAA et les dealeurs de vin pose une fois encore les limites d’une loi Evin évasive et inadaptée.

Loi Evin selon laquelle les tribunaux n’ont d’autres choix que d’entrer dans des interprétations où entrent en jeu les jurisprudences précédentes des collègues (en espérant qu’ils ne se soient pas trompés), l’âge et l’humeur du capitaine.

A l’heure où, il faut le reconnaître, le binge drinking fait des ravages chez certains jeunes, il est heureux qu’une association, reconnue d’utilité publique comme l’ANPAA prenne le temps et les fonds utiles pour pourfendre une campagne si incitative.
Il reste évident que la consommation excessive de Chateauneuf et autres Côtes Rôties à l’arrière des cour de lycée devant être combattue,  l’ANPAA a eu ici le courage de s’élever contre une inter profession qui tente clairement de donner une image qualitative de ses vins.

A quand une campagne à la sortie des lycées de nos chers têtes blondes sur les ravages du Pomerol et du Meursault?
Espérons que le législateur saura prendre sa place et réintroduire le débat démocratique afin de clarifier enfin une loi trop large et complexe permettant ainsi à la justice de travailler sereinement et à nos politiques de s’attacher aux vrais problèmes de santé publiques liés aux consommations excessives d’alcool.

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4 réponses à Je n’ai pas eu de ballon (de) rouge

  1. Bravo, Louise !
    Je poursuis ici dans le message lancé hier. Peut-être serait-il temps d’organiser une manifestation (sous une forme à inventer) non seulement des vignerons mais aussi de tous les amants du vin le 15 décembre.

  2. Reynaud Nathalie dit :

    Très bel article Louise ….
    On marche vraiment à l’envers ! On est dans un état démocratique ? … On pourrait se poser des questions. Le dessin montrait de la légèreté, laissait imaginer qu’un verre de vin annonce l’idée de partage, amitiés, un geste épicurien …permettant de s’éloigner un peu du quotidien, s’échapper de la POLLUTION des villes ( air, pensées, conditions de travail …) pour s’évader vers un air de campagne.
    En rien cette campagne publicitaire, n’incite à boire…. contrairement à tous ces gages des « jeunes » sur les réseaux sociaux, qui sont dégradant et affligeant.
    Pffff , ils n’ont rien compris

  3. Louise, pour ce qui est de la proposition que vous avez ajoutée, pourquoi pas? Mais un politique, ça ne bouge que quand ça a peur pour son job. Et nous sommes encore loin des élections.
    Pour ce qui est de la date, c’est soit avant, soit le jour même, pas après.
    Quant à Vin & Société, ils doivent faire la sieste…

  4. claude normand dit :

    simple suggestion : devant la menace qui se profile à l’horizon, d’interdire en fait toute publicité, un jour ou l’autre, pour le vin, produit de la terre et de la sueur des vignerons (et par conséquent entrainer la ruine de ceux ci), faites voler des ballons de baudruche rouges, blancs, rosés, sur vos exploitations, à l’entrée de tous vos caveaux, à l’entrée de tous les magasins des cavistes le 15 décembre……..

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