Le bonheur est dans les bulles…

En cette période où les forêts sont dévastées au profit de nains de jardins au bon goût légendaire, il semblait logique de parler des reines de cette époque: les bulles.
Petite revue de Crémants en quelques coupes…

Vins légendaires qui outre le bonheur de régaler vos papilles vous permettront, peut-être, d’oublier les ravages provoqués par l’apposition d’angelots de polystyrène criards au sein même de votre foyer (On dit les enfants innocents, mais à voir les oeuvres crées par ceux du Bengladesh qui envahissent jusqu’aux maisons de retraites, j’en doute.)

Dans les vins à bulles ou effervescents pour les puristes, on trouve les champagnes, les crémants, les fines bulles de Loire, ainsi que les Clairettes, Blanquettes et autres productions très localisées. Quant aux mousseux, qui ne résultent que de l’adjonction de gaz carbonique à un vin tranquille, on les laissera de côté au risque de voir ma tension remonter en flèche.

Car les champagnes comme les crémants proviennent d’une méthode traditionnelle élaborée il y a des siècles par de gentils moines qui, outre le fait de prier pour sauver les pauvres pêcheurs de la damnation, avaient élaboré une méthode afin d’emprisonner de jolies bulles dans des bouteilles, permettant ainsi aux mêmes pêcheurs d’avoir des tas de choses à confesser. En économie, d’aucuns appellent cela un cercle vertueux.

A la base donc, un assemblage de vins tranquilles (entendez sans bulles) de différents cépages selon les régions, crus et années afin de créer le goût recherché. Après la mise en bouteille du vin, on lui ajoute des levures et du sucre (la liqueur de tirage), on ferme la bouteille avec un bidule (si, si! C’est bien le nom!), on attend ensuite quelques semaines afin que la mousse se crée A L’INTÉRIEUR de la bouteille, puis après un temps de maturation de plusieurs mois, on procède au dégorgement (entendez par là que les levures après avoir consciencieusement travaillées et fait les bulles, sont retirées de la bouteille), on ajoute (ou pas!) un mélange sucre et vin (liqueur d’expédition) afin de finaliser la sucrosité du vin de brut à doux dans un ordre croissant de sucre.

Les crémants peuvent provenir de presque toute les régions de France: Alsace, Bourgogne, Loire bien évidemment mais aussi du Jura, de Die, de Limoux et même de Bordeaux.

En Alsace, un joli coup de coeur sur le Crémant d’Alsace Brut du Domaine Joseph Cattin où se retrouvent au verre presque tous les cépages de cette jolie région avec des bulles très fines, joyeuses, au nez très légèrement fumé avec des notes de petits fruits rouges. En bouche, il développe une jolie longueur et une belle fraîcheur.  Une mention également pour le blanc d’Arthur Metz distribué en grandes surfaces qui dévoile de jolies touches briochées, de pommes compotées avec en bouche une belle consistance. Un très chouette rapport plaisir/prix. A noter aussi le Signature Jean Charles de la Maison Ruhlman-Schutz aux arômes de fruits blancs et d’acacia. Un bel équilibre.
En rosé, ne pas passer à côté du très beau brut du Domaine Schwach, belle harmonie fruitée et florale. Des bulles fines, de la fraîcheur et de la longueur. Miam!

En Bourgogne mon verre s’est pâmé devant le Perle d’Or, un brut millésimé de 2007 de la Maison Louis Bouillot aux notes toastées, des arômes de mirabelles, du corps. Un vin résolument gastronomique à marier sur un carpaccio de saint-jacques aux truffes pour les fêtes.  Sur ma liste au Papa Noël, je mettrai aussi le brut de la Maison Vitteaut Alberti, un très beau chardonnay bien construit et raffiné aux notes citronnées avec une touche d’amande en fin de bouche.

Une belle découverte ensuite avec les Crémants du Jura où le Poulsard, cépage purement régional, apporte fruité et complexité.  Un très beau Montboisie de la Fruitière Vinicole d’Arbois, un joli vin qui porte en lui une certaine vinosité ( un peu mâle, du corps de la matière, du rugbyman en tutu en fait!), des arômes de coings compotés, des notes miellées et légèrement fumées. A retenir également, le rosé de chez Rolet Père et Fils avec une belle fraîcheur du Chardonnay  qui permet ainsi au fruité du Poulsard de se révéler.

A Die, très beau crémant de chez Monge Granon, véritable modèle de finesse et d’équilibre aux notes de fruits secs et d’agrumes. A Limoux, mon verre s’attarde toujours et encore sur la cuvée Eugénie du Domaine Antech qui conjugue élégance et puissance ainsi que le Domaine Delmas aux jolies notes de fruits jaunes.

A Bordeaux, belle découverte d’un rosé brut des Vignobles Hervé David aux notes de fruits noirs avec en bouche de la structure et un bel équilibre entre sucrosité et acidité. En Loire, de jolies bulles chez Gratien&Meyer avec de beaux arômes de fruits blancs et des notes briochées. Château de Parnay également, pour un crémant de gastronomie à la belle vinosité et aux notes torréfiées.

Bref, pour les fêtes, oubliez les cadeaux, les nains, les beaux-parents mais pas les bulles!

 

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