Boire Pomerol et mourir (de plaisir)

Les premiers mots qui me viennent sont pour m’excuser de cette si longue absence.
De mes mots à vos yeux, de mes pensées aux vôtres, tant d’excuses que l’on s’invente pour échapper à la page blanche.
N’en n’ayant aucune de bonne, j’avais bien eu l’idée de me fouetter en guise de pénitence avant de reprendre le chemin de mon clavier, mais vous auriez été capables d’en demander les photos. Pour mon plus grand sacrifice, j’ai donc décidé de me priver de villageoise.images

A l’heure, où mes pensées reprennent le chemin du papier, tant de questions agitent mon verre.
Comment, entre autres,  vous parler d’un vin, le décrire, vous rendre compte du breuvage?
Il existe bien quelques critères objectifs: son équilibre, s’il est boisé, jeune ou vieux, voire quelques arômes de base, une partie d’une bibliothèque olfactive que nous sommes à même de partager: la mûre, la cerise, le caramel. Sortis ce ceux-là, nous entrons dans le registre de l’émotion, et de cette mémoire sensorielle propre à chacun.
Faudrait-il, dès lors, renoncer à vous parler des odeurs que ravive un vin et qui peuplent mes souvenirs? Abandonner l’idée de vous parler des parfums de la pluie sur les remparts mouillés de quelques villes des bords de mer? Continuer la lecture de « Boire Pomerol et mourir (de plaisir) »