Petit guide à l’usage des dégustateurs

Déguster, c’est…

…l’occasion de se retrouver entre (vrais ) passionnés

wine passion

…apprendre à se servir d’un crachoir

crachoir vin

…savoir trouver des commentaires simples et compréhensibles

wine tasting

… découvrir « l’effet terroir »

effet terroir

… rencontrer (enfin) de grands dégustateurs

expert vin

… pouvoir parler de « vins natures »

echanger

… Evoquer la « sublime trame tannique » (Ne rien ajouter. JAMAIS)

tanins

…ne pas hésiter à parler « de notes de cailloux fumés au petit matin » (Si!)

notes vins

PS: En bonus, je ne résiste pas à vous évoquer ce moment où Michel Bettane parait…

michel b

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A mon verre défendant

C’est encore arrivé hier.
La peur, l’angoisse ont envahi les médias.
Un mot a envahi ma tête, un seul: encore.
Encore plus de vie, plus de rire.
Encore pour vaincre la peur, les plus jamais, la méfiance et la rage.
Encore pour donner du sens.

Vivre encore.
Boire encore.
Encore…

A la cave comme une évidence, un flacon de Cairanne de Marcel Richaud.
Simple, profond, dense.
La voix de Jasmine Thomson a empli l’espace pour un instant posé dans le tumulte et le chaos; le toucher délicat du piano, et sa voix cristalline qui brise la colère.
Un moment dont la clarté illumine et balaye la noirceur et l’obscurantisme.

Humer les fruits et l’odeur de la terre après la pluie, sentir en bouche l’explosion de la cerise, la trace du poivre, regarder un sourire au dessus du verre, regarder à s’en faire mal aux yeux, regarder encore et encore. Garder l’image de cette minute précise comme un trésor et la préserver là, juste au creux des pensées pour y revenir dans ces moment où la fatigue, la frustration, la rage menace d’envahir.

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A fleur de verre

Les vins sont des rencontres.
Ils dévoilent à qui sait ouvrir son verre des personnalités distinctes avec qui partager un moment.
Certains sont doux, tendres, quelquefois mordants, facétieux, quand d’autres seront profonds, ténébreux, complexes..
Tous ces verres sont l’occasion d’autant de tête à tête entre eux et moi.
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Le vin en 7 questions…cons

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Il y a les jours B.
B comme bien, bon, badinage, bacchanales, baisers, baba au rhum.
Ces jours là, il fait beau, les oiseaux (ou du moins ce qu’il en reste) chantent, les bébés (des autres) babillent, un frisson court sur ma peau alors que le soleil s’y attarde un instant. Ces jours là, j’arrive presque à croire que j’aime l’humanité, les chiens , voir même les enfants (des autres).

Il y a aussi les jours C.
C comme catastrophe, cafards, ça ne va plus, c’est pas moi, c’est l’autre; c’est con…

Et puis, il y a les jours retors.
Ceux qui te laissent espérer qu’ils sont en B l’air de rien, ceux où tu te plais à croire en tout, voir même en rien (ce qui est d’ailleurs très reposant mais illusoire, l’espoir se nichant dans des recoins toujours inattendus).
Ces jours là, le soleil a pointé son nez derrière un amas de nuages, la concierge et la boulangère ne t’ont pas raconté leur vision du gouvernement et de la politique mondiale, il reste encore des dosettes à côté de la machine à café, les taxis sont même aimables, les vélocipèdes n’essayent pas de te renverser sur les trottoirs et les enfants (des autres) n’essayent pas de te parler.
Devant cet étalage de tant de bonté, forcément, l’esprit s’ouvre et la vigilance baisse.
C’est en général à cet instant précis que la connerie tombe.
Toute sa magie réside en un axiome parfait: rendre disert les imbéciles tandis qu’elle laisse les autres sans voix, hésitant entre le rire ou se rouler au sol en pleurs aux sons de violons russes (les slaves étant bien meilleurs dans le dramatique que nous ne le serons jamais).

Enfants, nous avons été élevés sur cette phrase magique qu’il n’existe pas de questions bêtes.
En fait, si.
Pour les reconnaître, rien de plus facile. Les questions cons démarrent le plus souvent par « Je vais te poser une question peut-être con… ». Donc si vous ressentez ces quelques mots avant de poser une question, attendez un peu, en général, la connerie, lâche et veule, s’en va au bout de quelques minutes.
Florilèges de quelques unes de ces questions qui me donnent envie de courir nue en hurlant des passages entiers du dernier Houellebecq à la face du monde injuste. Continuer la lecture

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Les (vraies) raisons de boire du vin

Tombée en amour pour le vin – j’adore cette expression. Les québécois ayant avec le Français toute la poésie que nous avons perdu (sans compter le charme de biceps saillants sous une chemise à carreau)- il était temps de révéler les VRAIES raisons de boire du vin sans attendre et délaisser les sodas et autres boissons décadentes comme les jus de goyaves et autres eaux detox .

 

Parce que le vin est blindé d’anthocyanes antioxydantes et de resveratrol bons pour le cœur.

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Contrairement au soda, le vin, lui, vous permet de rester so chic en toute circonstance

vin wineParce qu’aucun jus de carottes ne saura JAMAIS produire cet effet là sur un homme

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Avez vous jamais REELLEMENT goûté un jus de jujube ou de radis noir?

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Parce qu’un repas sans vin…reste un repas sans vin
raisons boire vinParce qu’IL a une mère…

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Parce que VOUS avez une mère

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Parce qu’œnologie reste un meilleur hobby à marquer sur son cv que macramé

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Les moments du vin

On pose souvent le vin en accord alors que sa magie réside peut-être finalement surtout dans cette capacité à offrir des moments.
Graver un instant, capter l’instantanée. Offrir à la mémoire ces cadeaux où l’on replonge à l’envie.vin wine

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Les quilles de la semaine…

competences vinorealysNous sommes à mi-semaine…
Vous avez certainement éprouvé quelques unes des facéties ordinaires de la vie urbaine, voire rurale, l’absurdité ayant cela de supérieure à Nadine Morano qu’elle ne fait peu de cas des frontières.

En effet, vous avez (déjà) survécu à,  dans le désordre (l’ordre, pas fou, ayant depuis longtemps déserté votre quotidien)…

A la doucereuse bienveillance de la maîtresse du petit dernier s’enquérant de votre couple. La future gloire de vos vieux jours ayant compris qu’en se faisant passer pour un malheureux, il pouvait tout à la fois s’épancher sur le décolleté du fleuron de l’éducation nationale mais également y voir une augmentation de ses notes.
Vous n’avez pas encore décidé entre crier au génie ou appeler un psy. Continuer la lecture

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Lettre ouverte aux associations anti-alcool

Grapes in handNos vins sont notre patrimoine.
Au delà de cette phrase un peu pompeuse, se cache une vérité.
Profonde, sincère, évidente.
Des générations qui se sont succédé,  des vignes plantées avec espoir il y a 20, 30, 50 ans.
Des terroirs. Des vies entières consacrées matin après matin à accomplir les travaux réguliers et séculaires, à scruter le ciel, la météo, à craindre le gel, les giboulées, les maladies aussi.

Le vin n’est pas un amas d’alcool, mais un savoir-faire, une passion, une raison d’être.
Dans le verre devant moi, je n’ai pas seulement un vin, mais l’espoir d’un grand-père qui plantât à cet endroit précis, la fierté d’un père d’avoir su préserver son héritage et les défis d’un fils…

Je comprends votre combat, les ravages de l’alcool, les familles entières ravagées, disséminées. Mais faut-il y voir obligatoirement un manichéisme si tranché?
Ne pourrait-on imaginer enseigner à nos fils, à nos filles, les vertus de la dégustation, de la modération?
Apprécier un vin pour son goût, une marque de son terroir, de son territoire, une empreinte d’un savoir-faire ancestral, la marque d’une passion?

J’aime le vin.
C’est un fait.
J’ai eu la chance de grandir dans une famille où le goût des produits, des vins étaient primordial. Une grand-mère qui me faisait sentir l’odeur des fanes de carottes tout juste ramassées, évoluer dans les senteurs des gelées de cassis qui embaumaient la maison entière, entendre les rires des grandes tablées où pour les célébrations on sortait quelques jolies cuvées sur la table comme d’autres escaladent l’Everest. Des moments exceptionnels et magiques. des moments de partage.
Derrière chaque verre se cache l’image de ma grand-mère, derrière chaque bouteille, la silhouette de mon père dans sa cave.
Avec le temps, j’ai pu rencontrer ceux qui les faissaient.
Là, des personnalités entières, ici encore, d’autres qui révélaient leurs amours pour un lieu, des vignes avec pudeur.
Plus qu’un métier, faire du vin reste un sacerdoce.
Au delà des aléas météorologiques, des taxes, des tracasseries administratives, il y a avant tout un attachement profond à une terre, un lien trans-générationnel.

Je ne vous ferais pas l’affront de vous parler encore une fois du poids économique qu’il représente sur notre PIB, car ce serait lui faire aussi l’insulte de le réduire à un produit économique.
Le vin est un témoin qui se passe, un partage.
Nos vignerons ne sont pas des dealers d’alcool, ni même des pollueurs, obsédés par leur rendement à grand coup d’insecticides.
La caricature est tentante quand on est confronté à ses démons, la réduction manichéenne aisée. Ne pas prendre de risque, interdire plus qu’enseigner.
La réponse est peut-être au-delà, dans ce dialogue que nous ne trouvons pas.

Nous sommes si semblables.
Dans l’amour de nos fils, de nos filles, dans notre compassion envers les familles qui subissent ces drames liés au sur-consommation.
Il n’y a nul plaisir dans la recherche de l’ivresse, aucune beauté de la jeunesse dans ce gamin qui s’abîme dans une compétition à celui qui boira le plus, aucun final si ce n’est le drame au bout d’une route.
Mais à enfreindre, à légiférer, nous donnons à l’alcool la sombre beauté de l’interdit.

Apprendre ce qu’est un vin, enseigner la responsabilité, voilà le vrai défi.
Et c’est peut-être le seul qui importe.

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Chateauneuf, la tentation faite verre…

Aller à Chateauneuf, c’est y monter.
Sur la route qui traverse un océan de vignes, se détachent au loin les vestiges d’un vieux castel comme accroché au ciel.Capture-d’écran-2012-08-01-à-14.18.54
Tandis que la route défile, l’impatience grandit, et l’émotion est toujours, là, posée au creux de l’estomac, comme un papillon qui vacille. Même après toutes ces années …
Tant de bouteilles mythiques issues de ses ceps hantent mes rêves. Beaucoup déjà, dégustées par chance, opportunité, persuasion, voir même chantage… C’est alors leur souvenir qui continue de peupler mes rêveries.
On entre sur ce vignoble, comme on entre en religion, les doutes au loin et la foi en avant.
Saint Grenache priez pour nos verres…
Beaucoup vous y parleront de terroir et ils auront raison.
Des fameux « galets roulés » qui protègent la journée les vignes des trop grandes chaleurs pour la restituer doucement la nuit venue (finalement Darty et M. Bricolage n’ont fait que pomper Mère Nature), des sables, ce Saint Graal de l’amateur, fins, rouges, profonds, des saffres, ces concrétions de sable, grès et calcaire qui affleurent par endroit pour donner ces formes sublimes dignes de remplacer les élucubrations d’un Jeff Koons au sein de n’importe quel musée d’art moderne, la Nature ayant en ce sens beaucoup plus d’esthétique que nombre de plasticiens modernes…chateauneuf soils
Chacun de ces sols ayant , bien évidemment, une influence sur les vignes qui y sont posées.
Mais parler de sols, de Mistral et de soleil, ne pourrait résumer ce qui fait la magie de Chateauneuf: ses vignerons.

Etre vigneron ici, c’est se préparer une vie de questions permanentes, de remises en question, des « nervous brakedown » en perspectives…
Ce long cheminement démarre déjà à la vigne.
13 cépages possibles comme autant de combinaisons à imaginer, rêver, à parier, pour qu’une fois plantées, dans 10 ans, dans 20 ans, dans 50 ans naisse le cru parfait.
Une fois, ses variétés choisies, en fonction de son sol, de la palette aromatique imaginée, de nouvelles interrogations.
Plantera-t-on chaque cépage séparément ou coplantera-t-on les grenache, mourvèdre, counoise et consorts comme faisaient nombre d’anciens allant jusqu’à introduire quelques cépages blancs au milieu des rouges pour amener un peu de fraîcheur?
C’est ensuite la vendange, manuelle bien sur, mais décidera-t-on de garder les rafles (le machin vert au milieu du raisin qui tient les grains) et ainsi amener leurs tanins différents de ceux des baies, ou érafler pour une plus grande pureté des jus?
Vinifierez-vous chaque cépage séparément,pour assembler ensuite ou mélangerez vous les raisins à la cuve pour que les arômes se mêlent avant même la fermentation?
Que dire encore de la cuvaison, assez longue pour extraire tanins et arômes mais pas trop, au risque de développer des amers, perdre la fraîcheur au bénéfice de la concentration? Combien de jours, quelle température?
Autant de question, autant de choix qui donneront un vin unique, et dont la différence s’accentuera encore avec la marque du temps.
Tiens, du temps parlons-en, à tout boire jeune et trop jeune, on oublie la magie de ce facteur qui ravage le visage des starlettes mais sublime les crus (faisant presque croire à une forme de justice divine).
Le Temps, ce grand révélateur du travail de chaque vigneron…

Goûter un Vieux Donjon 2005, ses notes d’airelles, sa longueur en bouche qui n’en finit pas et cette étonnante fraîcheur, 10 ans plus tard, qui trace son sillon entre mes papilles.
Humer, prendre son temps, tourner autour avant de mettre en bouche le Domaine de la Charbonnière 2005. La magie de ces quelques instants en attente, posés entre plaisir et bonheur, qu’on savoure en perspective juste avant de plonger dans le verre.
Au nez, les cerises en alcool, les feuilles d’automne froissées, les touches florales subtiles des pétales de roses séchés. En bouche, le touché délicat, raffiné, légèrement poudré du vin pour une finale sur la finesse.
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A l’inverse, le Mas de Boilauzon sur cette même année prend au verre. Un nez de fruits, de cannelle et d’épices, précis. En bouche la vivacité est surprenante, les tanins sont à peine asséchant. Un vin plus profond, prégnant, qui prend sans demander. Un autre profil, un autre moment, mais toujours beaucoup d’émotions.

Après, il y a des coups de cœur , des instants découverte au détour du verre…
Comme le Mas Saint Louis 2010 (16 €), assemblage majoritaire de Grenache, que complète Syrah, Mourvèdre et Cinsault aux arômes de petits fruits rouges, de terre fraîche tout au long d’une belle colonne acide qui traverse le vin pour qu’éclatent en fin de bouche les notes finement épicées de poivre et de muscade
Domaine de Villeneuve 2013 assemblage de Grenache, Syrah, Cinsault à la belle fraîcheur aux notes de groseilles et de fraises à la finale légèrement vanillée (alors qu’il n’y a aucun passage en bois)mas saint louis
La Font Du Loup 2013 (26€), Grenache, Syrah, Mourvèdre et Cinsault, un vin très élégant où en bouche le fruit éclatant laisse place délicatement aux notes épicées, à la trame tannique fine et longue.Font Du Loup 2011
La Cuvée de mon Aieul de Pierre Usseglio, 100 % Grenache, un travail parcellaire de mélande de terroir sur des vignes agées en moyenne entre 75 et 95 ans. Un vin trés droit, élancé aux notes de fruits noirs, de poivre et d’une longueur incroyable, un vin qui laisse longtemps en bouche sa trace.usseglio
Pure du Domaine de la Barroche, un ovni, magique, élégant, subtil. Des grenaches centenaires sur sable, des notes de Pivoine, de fruits noirs, des épices, tout en équilibre et délicatesse…pure
Pour finir, je ne résiste pas au plaisir de vous joindre les photos de la danse rituelle des blogueurs et journalistes au milieu des vignes, subtil mélange de Tai Chi et danse des canards11147855_10206740292451852_4314432734803549301_n

 

 

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Champagne, un cru nommé désir

En cette saison où les arbres rougissent au fond des galeries commerciales tandis que résonnent les chants de Noel, il est de tradition de parler de Champagne.
C’est un drame car il n’est d’aucune (saison).
C’est un vin, un grand vin.
Parfois subtil, parfois puissant, il est d’expressions multiples avec pour dénominateur commun, le plaisir.
Je raffole du Champagne.
Il s’immisce dans ma tête, dans mes coupes, ses bulles m’obsèdent, dates de dégorgement, blanc de blanc, blanc de noir, rosé, il m’affole.
Bref, il me fait tourner la tête .marilyn-monroe

Ce fut une histoire d’amour complexe pourtant.
Je l’ai longtemps dédaigné, classé dans ces passages obligés où ma nature se rebelle et refuse d’aller. Sous ses dehors convenus, brillants, pris pour ce qu’il n’était pas.
Je n’en ai pas vu la profondeur, la richesse, l’intensité.
Le considérant à peine mieux que tant de mousseux tièdes que l’on subit dans les pince-fesses pour quelques notables de province.

Puis ce fut la vraie rencontre.
J’étais perdue, un peu lasse dans ces lieux où le monde supplante l’intérêt.
Au détour d’un verre, le flash.
C’est tout d’abord sa fraîcheur qui m’a pris par surprise, la rigueur de sa colonne acide qui traverse la bouche en ligne droite, un choc qui réveille l’envie tapie au creux des papilles.
Puis la profondeur, la structure; dense, intense. Les bulles fines, les notes d’agrumes, d’amandes mais également les touches discrètes de bois secs qui éclatent en bouche et surtout cette note saline à la fois puissante et légère qui reste sur les lèvres.
C’était mon premier.
C’était un Jacquesson millésime 2000.

Depuis, d’autres sont venus, les bulles offertes, le verre tendu pour mettre mon palais à nu. Quelques coupes émergent en mémoire
Il y eut la cuvée Louis des Tarlant, avec des notes de miel, de fruits mûrs et de noisettes grillés. Un Champagne vineux, puissant qui s’empare de la bouche, conquiert et laisse vaincue, repue avec au fond ce sentiment de plénitude.
Il y eut également Francis Boulard et son Grand Cru Mailly précis, épuré. Un vin très minéral avec des notes légères de fleurs blanches qui papillonnent délicatement au nez.
Le rosé de chez Drappier à la grande vinosité, puissant, où les notes de fruits rouges se mêlent à l’intensité du poivre blanc.
Les Blancs de blancs de chez Gonet, délicats, avec leurs notes d’agrumes et cette touche beurrée qui charme la bouche.

Et puis, il y a ceux qui restent à boire.
Des rendez-vous attendus au creux du verre, tapis dans les recoins de quelques caves.
Attendre le moment, ou peut-être se faire prendre par surprise par lui…
A ceux là, à ces moments à venir, à ces verres que je rencontrerai, j’aimerais que Selosse en fasse partie.

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